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L’impression numérique
Les applications graphiques de la sérigraphie les plus intéressantes et les plus complexes l’amènent. avec ses avantages et ses inconvénients propres, sur un plan voisin des techniques de fabrication d’images dites « classiques », des arts graphiques. Techniques imprimant en contact telles que la typographie (autrefois), l’offset, l’héliogravure, la flexographie ou sans contact, comme les techniques « numériques ».
La sérigraphie s’applique ici, sur toutes sortes de matériaux, papiers, cartons ou plastiques, en tant « qu’art graphique de la Galaxie Gutenberg », et plus particulièrement à des réalisations publicitaires : affiches de toutes tailles, présentoirs et éléments divers de magasins ou de vitrines pour la P.L.V. ( Publicité sur le Lieu de Vente ), éditions de cartes de vœux, illustrations et encarts d’ouvrages à tirages limités, emballages de luxe, etc…
Elle permet en plus, l’impression graphique décorative ou publicitaire sur des supports comme le métal, le verre, la céramique, les décalcomanies, etc…
Elle a ses aptitudes propres et ses limitations, nous l’avons vu, elle ne peut encore toujours prétendre dans la reproduction tramée, tri et quadrichromie, à une finesse comparable dans l’ensemble à celle des autres techniques graphiques que quand elle est dans des mains très expertes - auquel cas elle peut même aller plus loin !

Elle ne peut encore les concurrencer sous l’angle de la rapidité du tirage qui ne peut dépasser actuellement 4 000 exemplaires à l’heure (sauf sur CD ou bouteilles où elle peut atteindre les 6.000/heure et plus) sur les machines automatiques les plus modernes en une couleur et 800 à l’heure en grand format sur les machines quatre ou cinq couleurs, et à cause de cela, ne peut prétendre que difficilement exercer une concurrence dans le domaine des prix de revient, dès que le tirage dépasse 1.500 exemplaires en grand format.
Par contre la richesse, l’intensité et la durabilité de ses couleurs, le moindre prix de revient de ses clichés, la rapidité des calages et des coûts d’investissement un peu moins élevés permettent à la sérigraphie de disposer d’atouts essentiels dans les domaines basés sur l’effet visuel, et, souvent, de compléter admirablement les autres procédés qu’ils soient classiques ou numériques.
Le processus des opérations que doit effectuer l’imprimeur-sérigra’ ?phe pour arriver à la reproduction en série d’une image graphique ou publicitaire, se décompose ainsi :
Le prépresse, c’est-à-dire élaboration des éléments graphiques, jusqu’au cliché – l’écran – chose qui se fait maintenant essentiellement de façon numérique, qui permettront de reproduire textes et images.
L’impression, sur presse manuelle, semi- ou tout automatique, mono, ou multi-couleurs.
Le séchage ou la polymérisation des encres,
Le post-presse, c’est-à-dire façonnage et finition.
En impression numérique, prépresse et impression se confondent puisque la sélection numérique de l’image est directement transmise à l’imprimante par l’intermédiaire d’un RIP (Raster Image Processor). Cette imprimante utilise différentes technologies dont la plus populaire en grand format est le jet d’encre aqueux (à tête thermique), à solvant ou UV (à tête piezo), pour impression sur des matériaux souples, en bobine, ou rigides, en feuilles.
L’impression numérique graphique en grand et très grand format est utilisée pour près de 50 % par les im’ ?primeurs sérigraphes auxquels elle apporte un complément de service pour ses clients dans les petites et très petites quantités.

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