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La sérigraphie et l’impression numérique en France aujourd’hui
La sérigraphie et impression numérique en grand format sont des technologies de fabrication d’images ou d’autres éléments techniques, décoratifs pour de multiples industries.
En France, la sérigraphie, la plus ancienne de ces deux technologies a des applications très diverses :
Les plus « visibles », les applications graphiques en publicité - affiche grand format, la signalétique et la PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) - relèvent de quelques centaines – environs 1.600 – entreprises indépendantes.
Les entreprises imprimant des « textiles montés », dont T-shirts et Sportswears sont les plus connus, sont un bon millier.
95% du textile mondial de décoration, mode, etc. en « pièces » est imprimé en sérigraphie à écrans rotatifs.
Les entreprises pratiquant le bobine à bobine et de plus en plus rarement l’impression « à la Lyonnaise » sur les « longues tables » sont beaucoup moins nombreuses mais souvent très importante. Elles sont désormais assez rares en France.
Il y enfin l’immense domaine des « applications industrielles » et ce que l’on y rattache en France.
Il y a bien sûr la « signalétique », pourtant utilisateur très important de la sérigraphie et de l’impression numérique, mais relevant d’une branche spécifique, à part du développement des techniques et des organismes associatifs – GPSF, FESPA – La signalétique est cependant présente dans les manifestations, salons,…

Sur un plan plus général, dans notre pays et contrairement à beaucoup d’autres dans le monde, les industriels qui utilisent la sérigraphie dans leur processus de fabrication - dans des options purement techniques, décoratives, utilitaires, ou un « mélange » - ne sous-traitent pas cette partie de leur travail mais l’intègrent totalement dans leur processus de fabrication. La sérigraphie est « en ligne » souvent, au moins en « intégré » de toutes façons. Les ateliers sont, dans la majorité des cas, en interne total et, parfois, dans des usines séparées.
La sérigraphie intervient souvent dans l’emballage de tout genre et de toute forme - carton, plastique, métal et surtout le verre. Le verre représente une grande part du marché – soit l’emballage, verre creux : bouteilles et flacons ; soit le verre plat en architecture et décoration d’intérieur et d’extérieur. Suivent dans la foulée, les applications de l’impression céramique, que ce soit directement ou par l’intermédiaire de ces transferts que l’on nomme « décalcomanies vitrifiables ».
L’étiquette n’est pas en reste. Dans des lignes bobine à bobine, se trouvent intégrés beaucoup de technologies d’impression « mixées » : sérigraphie, offset, flexographie, dorure à chaud, voire typographie et numérique…

L’électronique est également une application courante avec l’impression indirecte : circuits (PCB), résistances, soudure et directe : encres conductrices - circuits souples, RFIDs (Identification par Radio Fréquences), membranes - contact, claviers de toutes sortes…
L’IMD – en français, la décoration par surmoulage – utilise la sérigraphie pour imprimer l’image - souvent sur polycarbonate – et ainsi l’intégrée dans le moule au moment de l’injection. Cette application est en pleine expansion. Vous la retrouvez dans l’électroménager, l’automobile et, encore plus visible, dans les coques de vos téléphones mobiles par exemple.

Si l’on combine le verre, le marquage, l’électronique et l’impression à des fins purement techniques, ce ne sont pas moins de 20 composants qui, dans un véhicule « automobile » (de la moto au poids lourd), ce que les anglophones nomment l’industrie « automotive », qui utilisent la sérigraphie dans leur fabrication ou leur décoration.
Il y a aussi bien sûr les CD et DVD, les cartes de crédit ou autres. Des applications qui, en France en tout cas, sont le plus souvent intégrées dans les usines des fabricants.
Skis, snow-boards, surfs et planches à voile ne sont pas en reste (voiles comprises)…
Les cellules solaires rigides ou en couche mince sont là aussi…
L’alimentaire y a sa part quand on imprime, toujours en sérigraphie. Ce ne sont plus des encres qui sont employées mais des produits alimentaires semi-liquides à base de sucre ou autre.
Il y a aussi l’ameublement avec la reproduction de marqueterie et d’éléments décoratifs dans le jouet par exemple… L’impression du liège.
L’impression sur cuir – technique ou décorative - est aussi une application courante.
L’impression sur métal- brut, traité ou peint … - est encore un grand débouché.
Des applications « sécuritaires » - monétique, passeports par exemple… - et bien d’autres applications s’élaborent chaque jour dans le monde industriel…
En conclusion, on peut dire qu’il existe près de 3.000 départements de sérigraphie intégrée dans l’industrie.
En fait, tout produit liquide ou semi pâteux peut en effet « s’imprimer » en sérigraphie sur pratiquement n’importe quoi ! : Le marquage et la décoration directe ou par transferts, de toutes sortes d’objets, publicitaires ou autres
Donc, à l’heure actuelle, la sérigraphie en France c’est tout cela.
Et le numérique grand format dans tout cela ?
En 1995, l’impression numérique a été intégrée dans le monde entier par les entreprises de sérigraphie graphique et PLV et/ou de signalétique.
L’impression numérique est en effet considérée maintenant, mondialement, comme un parfait complément des « services » que l’on peut offrir à un client en « fabrication d’images ». Elle est particulièrement performante pour imprimer de petites quantités - ou parfois même « à l’unité » - des éléments « customisés », à la demande, pour des applications locales ou très restreintes.
L’impression numérique est devenu un indispensable complément pour la sérigraphie en élargissant fortement la gamme des services offerts au client.
Plus de 50% de l’impression numérique grand format est entre les mains d’entreprises dont le métier de base est la sérigraphie. Et les fabricants de ces équipements sont désormais très présents dans des salons basiquement voués à la sérigraphie.

Dans le numérique, le jet d’encre l’a finalement emporté sur toutes les autres technologies d’impression (électro-statique et autres).
Dans cette technologie, le jet d’encre à solvant - avec des têtes piezo - domine, grâce à une moindre préparation – coûteuse - des supports à imprimer.
Le renforcement actuel et à venir du contrôle des émissions de solvants (COV) dans l’air a amené à l’élaboration d’encres à solvants plus ou moins éco - amicaux, doux, etc. »…
Ils sont effectivement moins « volatils » mais restent dangereux. Les encres à base de solvants « végétaux » sont la solution dans un avenir proche.
Mais, ici aussi, comme en sérigraphie, le vrai développement actuel et à venir est celui des presses numériques jet d’encre piezo à plat UV.
Leur avantage réside - comme en sérigraphie où les encres UV sont maintenant utilisées depuis 25 ans - dans l’absence totale de tout solvant. Tout ce qui est éjecté par la buse en gouttes liquides devient solide, sans pertes lors du passage sous la lampe UV (pas d’évaporation de solvants).
Ensuite, et comme en sérigraphie toujours, une seule encre UV peut être utilisée – sans préparation spéciale – pour imprimer tous les types de support.

Enfin, ces presses à plat - dont certaines peuvent aussi s’équiper en alimentation bobine pour traiter les supports souples – ont quelque chose de très familier pour les sérigraphes dans leur principe de construction, leur fonctionnement en encres UV et leur faculté de pouvoir imprimer sur n’importe quels supports rigides et épais.
Les « lendemains et les perspectives d’avenir » de nos métiers sont là.
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