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La sérigraphie  > Les différents types de sérigraphies et d’impression numériques

Les différents types de sérigraphies et d’impression numériques

L’univers de la sérigraphie et de l’impression numérique connexe

La sérigraphie, technique d’impression par contact, n’est pas une industrie, mais une technologie sans cesse en mouvement, en évolution et en mutation dont la caractéristique principale est sa souplesse d’application, sa « versatilité » qui en font la technique d’impression, de décoration, de marquage la plus souple et la plus diversifiée qui soit au monde.

Elle est à la fois artisanale et de plus en plus industrielle, elle peut aussi être artistique et de très haute technologie dans certaines de ses applications.

Comme toutes les autres techniques d’impression, son « prépresse », c’est-à-dire essentiellement la fabrication de sa « forme imprimante », « l’écran », a vu le numérique faire une apparition remarquable et remarquée. 95% des éléments graphiques - images, textes ou données techniques - sont maintenant fournis à l’imprimeur sérigraphe, ou fabriqués par lui, sous une forme numérique.

L’impression numérique, elle - sans contact – surtout en grand et très grand format, sous ses différentes formes - principalement le jet d’encre, les transferts thermiques et les systèmes électrostatiques et électro-photographiques - est en effet, pour les petites ou très petites quantités, et même pour un exemplaire unique, un parfait complément de la sérigraphie et ouvre à ses utilisateurs de nouveaux marchés qu’ils se doivent d’avoir l’idée de créer et de développer.

La nécessité dans laquelle se trouvent les imprimeurs sérigraphes d’avoir à assimiler, comprendre et utiliser le prépresse numérique pour leur propre usage leur permet de faire une bonne partie du chemin qui mène à l’impression numérique :

La sérigraphie est devenue au fil des années une science relativement exacte, mais très complexe, une technique d’impression que sa souplesse a permis d’utiliser en des applications très diversifiées dont la plupart ne relèvent pas du secteur graphique.

Ces applications de la sérigraphie, de par leur nombre et leur diversité, ont provoqué évidemment une différenciation de la technique de base. tant par les problèmes posés que par les moyens – matériel et machines - utilisés pour les résoudre.

Cette évolution technique qui s’accélère sans cesse est une des caractéristiques majeures de la sérigraphie.

L’Association Française de la Sérigraphie. (devenue Le Groupement Professionnel de la Sérigraphie Française – GPSF - en 1995 ) en créant un programme apprentissage et un CAP a précipité le mouvement dans notre pays dès 1961. Ses derniers travaux, en 2004, pour une troisième année d’apprentissage, les CQP et peut-être bientôt un Bac technique vont dans ce sens.

La sérigraphie n’est plus cette technique très bon marché d’autrefois, mais une technologie où il faut investir : pour avoir du bon matériel il faut y mettre le prix.. La complexité croissante du procédé le réclame impérativement !

L’ère des trucs et « tours de mains » est bien close. Nous sommes dans une ère technique, voire « High Tech » où la qualité du travail est de plus en plus dépendante du niveau des connaissances techniques des utilisateurs, de la qualité de l’appareillage de laboratoire et d’impression et de la perfection des matériels et produits, encres, etc. créés pour la sérigraphie.

La mécanisation de la sérigraphie dans toutes ses innombrables applications renforceévidemment cette tendance.

Principes techniques de la sérigraphie

Le terme sérigraphie (du latin Sericum : « soie », et du grec graphê : « action d’écrire ») provient de ce que le tissu autrefois le plus utilisé pour la fabrication de l’écran était la soie.

C’est, parmi les techniques d’impressions “en contact” de la galaxie Gutenberg, celle dont les applications sont les plus diversifiées et les plus nombreuses, on peut avec la sérigraphie imprimer ou déposer presque n’importe quel produit à l’état semi pâteux sur pratiquement n’importe quel support de n’importe quelle taille et épaisseur et presque de n’importe quelle forme régulière.

On peut imprimer manuellement ou complètement automatiquement (en passant par tous les stades intermédiaires).

Ce qui différencie la sérigraphie et a pu un temps la faire comparer au pochoir, c’est que l’on imprime à travers le cliché sur le support et non pas. comme dans les autres techniques dites « d’impression en contact » (offset, héliogravure, flexographie, tampographie, typographie par exemple) par « report » du cliché sur le support.

Pour ce faire. on utilise en sérigraphie un écran composé d’un tissu synthétique (Nylon, polyester), soit métallique (acier inox. bronze phosphoreux, voire feuilles de chrome perforées) tendu sur des cadres de bois ou surtout de métal, ou mis en forme d’écran cylindrique.

Cet écran est « cliché » soit, jusqu’à il y a quelques années encore, par des méthodes manuelles, soit surtout main,tenant par des méthodes photochimiques dites directes ou indirectes, de telle façon que les mailles du tissu soient obturées dans les endroits qui ne doivent pas être imprimés et ouvertes dans les parties de dessin qui doivent être reproduites.

Sous cet écran ainsi cliché, on place, manuellement ou automatiquement, le support, à pàlat ou en volume, destiné à recevoir l’impression.

L’encre, déposée sur le dessus de l’écran l’intérieur du cadre, est mise en contact avec le support à imprimer à travers les mailles ouvertes de l’écran à l’aide de la racle (lame de polyuréthanne montée sur métal) déplacée et appuyée sur la surface de l’écran.

L’opération manuelle ou mécanique est recommencée autant de fois qu’il y a de supports à imprimer et autant de fois qu’il y a de couleurs après séchage de chacune des couleurs précédentes (sauf en ce qui concerne l’impression textile qui se fait le plus souvent « humide sur humide », c’est-à-dire sans séchage intermédiaire).

On ne peut pas empiler immédiatement les supports imprimés les uns sur les autres, ils doivent auparavant être séchés sur des claies à l’air libre ou par des moyens de séchage dits « forcés », pour les encres aqueuses ou à solvants, ou par polymérisation pour les encres UV (à polymérisation par rayonnement ultraviolets ).

Des applications sans limites

On peut imprimer avec des encres mates, brillantes, fluorescentes, phosphorescentes, transparentes ou opaques, photochromiques ou thermo-chromiques, luminescentes, voire invisibles en lumière normale, sur pratiquement n’importe quel support papier, carton, métal, pratiquement tous les plastiques, les textiles, le verre, les céramiques, le bois, le cuir, le liège, en décalcomanie ou en transfert sur des supports par ailleurs de toutes tailles, de toutes formes, plats, cylindriques, coniques, ovalisés … On peut imprimer autant de couleurs que l’on désire aussi bien sur des supports colorés ou noirs que sur des supports blancs ou clairs : on peut imprimer en couleurs en à plat, mais aussi en tri-, quadrichromie et plus parfois, c’est-à-dire avec des nuances reproduisant par juxtaposition et superposition de points réguliers ou irréguliers, pratiquement des millions de couleurs en demi-teintes.

On peut aussi utiliser la sérigraphie :
- soit comme partie de fabrication. Ainsi dans l’application d’adhésifs pour flockage ou autres agents chimiques sur plastique, de laque de protection ou de « résist » de soudure en vue de l’attaque de métaux à l’acide (surtout pour les circuits imprimés) dans la décoration de cadrans (de voiture par exemple), rubans de défilement de chiffres, platines et faces avant ou arrière, membranes contacts. graduations de précision, circuits souples, etc, etc …

- soit aussi comme marquage ou décoration. Et pour tellement d’applications que les énumérer est superfétatoire ! On peut l’appliquer à des reproductions d’une très grande finesse de dessin – technique ou artistique - aussi bien que de grands aplats de couleurs. Cette immense variété de possibilités et de supports oblige évidemment à utiliser une grande diversité d’encres et de produits ce qui nécessite souvent de solides connaissances en physique et en chimie entre autres, surtout quand on aborde des technologies comme celle de l’impression avec des encres UV.

La diversité des presses d’impression en sérigraphie, liée à celle des applications, est proprement fabuleuse, surtout dans le domaine industriel où l’on en arrive à construire des machines pouvant imprimer des objets bien déterminés, et la machine à imprimer des bouteilles ne peut pas servir à imprimer des tubes de rouge à lèvres, des … chaussettes ou des Cds.

Même dans le domaine de l’impression sur des supports plans, il existe des machines semi-automatiques ou entièrement automatiques, fonctionnant sur des principes divers : mécaniques, pneumatiques, électromagnétiques, ou électro-pneumatique, etc … des tables d’impression manuelle, « une main », des presses multi-couleurs souvent en très grands formats, des procédés très variés de séchage et de polymérisation des encres, etc.

Les méthodes de clichage, bien que basées à priori sur le même principe : « maille ouverte ou obturée », sont très nombreuses et très différentes. La sérigraphie est donc une technique dont, comme beaucoup de techniques, les principes sont simples, mais les développements et applications très complexes.

En conclusion on peut dire schématiquement que la sérigraphie est une technique qui peut être utilisée : dans les arts graphiques, - dans la décoration, - dans beaucoup d’industries textile, électronique, verre et céramique, etc. - comme procédé de marquage ou de signalétique ou encore comme partie de fabrication et dans la création artistique.

Et l’on trouve sans cesse de nouvelles applications de ce procédé de « dépôt d’encres ou de produits » d’une si merveilleuse souplesse.

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